Embaucher un alternant impose de respecter un cadre réglementaire précis.
L’entreprise doit, en effet, garantir des conditions de travail adaptées et désigner un maître d’apprentissage ou un tuteur professionnel qualifié afin d’accompagner l’alternant tout au long de son parcours et assurer la transmission des compétences métier.
De la TPE aux grandes organisations, tout le monde peut accéder au dispositif d’alternance.
À condition de collaborer avec un organisme de formation habilité tel que l’Ircom.
Nous vous disons tout.

Comment se passe l’embauche d’un alternant ?

Le processus de recrutement s’organise en plusieurs étapes.

L’employeur doit définir, en premier lieu, le profil recherché pour l’alternance selon les besoins opérationnels.

S’ensuit la diffusion des annonces de recrutement via les réseaux sociaux, les plateformes spécialisées et divers partenariats avec les établissements concernés.

Une fois que vous avez récupéré quelques CVs, le moment est venu de lancer les entretiens des candidats qui vous intéressent en prenant en compte les bons critères de sélection pour évaluer précisément les compétences techniques et les qualités humaines.

Dès que vous avez trouvé la bonne personne, il ne vous reste plus qu’à formaliser le contrat avec l’opérateur de compétences territorialement compétent.

La signature intervient avant le démarrage de la formation en déclarant le contrat via le Cerfa approprié. Ce qui déclenche le versement des aides à l’embauche prévues.

Quel est l’âge maximal pour recruter un alternant en France ?

Les contrats d’alternance s’adressent principalement aux jeunes âgés de 16 à 29 ans révolus ; bien que des dérogations puissent élargir l’accès au dispositif.

D’ailleurs, les personnes préparant un diplôme supérieur à celui déjà obtenu bénéficient d’une souplesse. Au même titre que les apprentis en situation de handicap ou ceux ayant rompu un précédent contrat pour des raisons indépendantes de leur volonté. Le contrat de professionnalisation, quant à lui, cible un public plus étendu puisque les demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus ainsi que les bénéficiaires du RSA, de l’ASS ou de l’AAH peuvent accéder à cette formule.

Quel type de contrat (apprentissage ou professionnalisation) est le plus adapté à mon entreprise ?

Le choix entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation dépend des objectifs poursuivis.

Le premier convient aux entreprises souhaitant former des jeunes sur des parcours longs (entre 6 mois à 3 ans selon le niveau visé) alors que le second s’inscrit dans une logique d’insertion rapide (les employeurs privilégient généralement ce dispositif pour des besoins immédiats de recrutement).

Dans les deux cas, ces contrats ouvrent droit aux exonérations de cotisations sociales.

 En savoir plus : Quel type de contrat (apprentissage ou professionnalisation) est le plus adapté à mon entreprise ?

Ai-je l’obligation de nommer un tuteur ou maître d’apprentissage ?

La désignation d’un maître d’apprentissage est une obligation légale pour tout contrat d’apprentissage.

Cette personne qui encadre l’apprenti, organise son parcours et évalue sa progression doit détenir les qualifications nécessaires et disposer d’une expérience professionnelle minimale dans le métier transmis.

Ces articles vont également vous intéresser :

Comment puis-je embaucher un étudiant en alternance ?

Quel est le coût d’un alternant pour un employeur ?

Quels sont les avantages pour un employeur de prendre un alternant ?