À l’Ircom, le mentorat n’est pas un dispositif que l’on ajoute en marge des cours. C’est la traduction concrète d’une conviction qui fonde l’école depuis 1984 : on ne forme pas seulement des têtes bien faites, on accompagne des personnes.
Derrière chaque étudiant, il y a quelqu’un — un responsable d’année, un intervenant, un ancien — qui connaît son prénom, son parcours et là où il veut aller.
Une conviction née en 1984
Depuis sa création, l’école s’appuie sur une idée simple et exigeante : l’étudiant n’est pas un dossier à faire progresser d’un semestre à l’autre, mais une personne à considérer dans toutes ses dimensions — intellectuelle, bien sûr, mais aussi humaine, relationnelle et personnelle. Une formation réussie ne se résume jamais à l’empilement de connaissances et de compétences.
Cette approche ne tiendrait pas sans une condition très matérielle : des promotions à taille humaine, quarante étudiants au maximum. C’est ce qui rend le reste possible. Dans une promo de quarante, on est connu, on trouve sa place, on ose poser une question. Le mentorat naît là, dans cette proximité — pas dans une procédure.
Un accompagnement porté par des personnes, pas par des cases à cocher

Concrètement, l’accompagnement prend des formes repérables. Chaque étudiant a un responsable d’année qui le suit, avec des points d’étape réguliers tout au long du cursus. Un séminaire « vocation professionnelle » l’aide à mettre en perspective son parcours — professionnel, académique et personnel — plutôt que de le laisser choisir au hasard d’une plaquette.
Mais l’essentiel se joue dans la relation. Le mentor, à l’Ircom, c’est tour à tour un enseignant qui prend le temps après le cours, un intervenant qui ouvre son carnet d’adresses, un ancien qui repasse partager ce qu’il aurait aimé savoir à vingt ans. Ce lien commence tôt : dès l’entretien d’admission, mené par un jury qui mêle professionnels et équipe pédagogique, l’école cherche moins à trier qu’à comprendre qui elle accueille.
Apprendre au contact du réel
Le mentorat ne se vit pas seulement en tête-à-tête. Il se prolonge sur le terrain, là où la pédagogie de l’Ircom fait son va-et-vient permanent entre la théorie et la pratique — le « faire pour apprendre ». Projets pour de vraies entreprises, missions pour des associations et des ONG, alternance, cas concrets confiés par des partenaires : à chaque étape, des professionnels accompagnent les étudiants et garantissent l’exigence des productions.
C’est sans doute la forme de mentorat la plus précieuse. Celui qui transmet n’est pas un théoricien : il a fait le métier, il en connaît les coulisses, et il apprend à l’étudiant à se positionner — pas seulement à produire un livrable.
En résumé
- 40 étudiants par promo, au maximum. Chacun est connu et trouve sa place.
- Un responsable d’année dédié, avec des points d’étape réguliers tout au long du cursus
- La personne avant les compétences. Une formation qui ne se résume pas à transmettre des savoirs.
- Des mentors qui ont fait le métier : enseignants, intervenants professionnels et anciens étudiants.
- Des mentors qui ont fait le métier : enseignants, intervenants professionnels et anciens étudiants.
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Ce que ça change, concrètement
Un étudiant accompagné avance autrement. Il prend confiance, clarifie son projet, et n’aborde pas seul les moments qui comptent. La recherche d’alternance, par exemple, ne commence pas dans l’urgence : dès l’admission, des ateliers outillent les étudiants sur le CV, la lettre, LinkedIn et l’entretien. Le mentorat, ici, ne console pas — il met en mouvement.
“Mes deux années à l’Ircom ont été riches en rencontres et en apprentissages. Elles m’ont permis de me professionnaliser et d’accéder à un poste en ONG en me sentant légitime grâce aux connaissances acquises.”
Elise M. Médecins Sans Frontières
Alumni Solidarité Internationale et
Action Sociale (Promo 2022)
Une chaîne qui se transmet
Le plus parlant, c’est ce qui se passe après le diplôme. Beaucoup d’anciens reviennent — donner un cours, accueillir un stagiaire, parrainer un étudiant. Ceux qui ont été accompagnés deviennent accompagnants. Le mentorat n’est pas un service rendu pendant deux ou trois ans : c’est une manière de faire communauté, qui se prolonge bien au-delà des murs du campus.
C’est peut-être la meilleure définition de la pédagogie de l’Ircom : non pas un programme, mais une relation que l’on transmet.

