Simulation de crise 2021

Du mercredi 13 au vendredi 15 janvier, les étudiants en deuxième année de Master Management de la Solidarité et de l’Action Sociale sont intervenus sur une simulation de crise conçue à partir d’un contexte réel de conflit armé.

 

Contexte de l’exercice

Du mercredi 8h30 au vendredi 17h00, les étudiants ont été invités à participer à un exercice nécessitant leur totale disponibilité (y compris la nuit). Répartis en 4 équipes de 4 ou 5 étudiants, chaque équipe représentait une ONG différente envoyée pour une mission exploratoire dans une situation d’urgence humanitaire. Les étudiants ont créé leur organisation de toutes pièces et mémorisé son histoire, sa culture, son expérience de terrain, ses budgets, ses effectifs, etc. afin que tout soit le plus crédible et réaliste possible.

 

Une pédagogie de l’action

Lors de cette simulation qui les a plongés dans une situation sécuritaire complexe, les étudiants ont pu mettre à profit l’ensemble des connaissances qu’ils ont acquis durant leur formation : management, logistique et gestion humanitaire, communication avec les différents partenaires internes et externes, prises de décision, etc.

Pour les étudiants l’objectif est d’apprendre à coordonner les moyens logistiques et sécuritaires pour organiser une mission humanitaire. Cette simulation fait partie intégrante de leur cursus, elle intervient avant leur départ en stage de fin d’études en mars. Elle vise à mettre ces futurs cadres en situation de gestion des urgences comme ils seront souvent amenés à le faire dans leur quotidien professionnel.

La simulation était organisée par Sophie DE BOURMONT et Johan GLAISNER, deux permanents de l’Ircom. Ces derniers ont été accompagnés par Martin OHLSEN (retraité du World Food Program et spécialiste de la gestion du secteur humanitaire) et Pierre Emmanuel MOINGT (consultant spécialisé dans l’humanitaire, le droit d’asile et dans la sécurité des missions) dans l’organisation de ces trois jours.

 

Témoignage de Bastien, étudiant en deuxième année

« La simulation à laquelle j’ai participé se résume à 48h de pression et de challenges. Cela se passait au sein de l’Ircom et nous devions faire l’exercice avec le plus d’implication et de pragmatisme possible.

L’objectif de ces deux jours était de présenter un dossier à un comité des Nations Unies, l’OCHA, qui s’occupe de la coordination des affaires humanitaires. La première journée a consisté en la mise en place d’une phase de mission exploratoire. La seconde à l’élaboration d’un cycle de projet (diagnostic des besoins, plan d’intervention, suivi et présentation des rapports).

Tout au long de l’exercice, j’ai eu l’impression d’être sur des montagnes russes. On passe d’une phase dynamique à une phase de stress très rapidement car nous recevons d’innombrables emails et interventions du comité. De plus, il y a de nombreux moments de fatigue car l’exercice est intense (cela peut même conduire à des conflits d’équipe).

Le point principal que j’ai apprécié est la mise en œuvre de façon concrète d’outils spécifiques. Ces outils, je les ai appris au cours de mes deux dernières années d’études à l’Ircom. Cela confirme un réel apprentissage et ça me conforte dans mon choix de vocation qu’est l’humanitaire. »