Zoom sur les perspectives d’emploi offertes par le Master Management, Solidarités et Action Sociale, une formation de deux ans assurée par l’Ircom, Ecole supérieure des Humanités et du Management (Angers, Lyon).
L’action sociale est un champ professionnel très vaste qui désigne l’ensemble des interventions mises en place en faveur des personnes en situation de fragilité ou d’exclusion. Ce secteur recouvre une grande diversité de métiers accessibles par différents diplômes. L’Ircom en propose trois : le CAFERUIS (Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Encadrement et de Responsable d’Unité d’Intervention Sociale) et le DEES (Diplôme d’État d’Éducateur Spécialisé) forment des acteurs de terrain engagés dans des programmes de prévention et d’aide à l’insertion des personnes en difficulté sociale, familiale, psychologique ou en situation de handicap.
Le Master Management, Solidarités et Action Sociale élargit la discipline à l’aide humanitaire et la solidarité internationale.
Etre cadre dans l’action sociale
Les étudiants qui sortent de l’Ircom avec un Master Management, Solidarités et Action Sociale (niveau bac +5) sont qualifiés pour exercer des postes à responsabilités au sein de structures variées : entreprises, associations, service médico-social. Beaucoup souhaitent travailler en France, parfois dans leur territoire d’origine, en zone rurale ou dans une grande agglomération, quand d’autres, de plus en plus nombreux, choisissent de s’engager à l’étranger.
Travailler à l’étranger
Chef de mission
Ces missions extérieures interviennent partout où des crises humanitaires, sociales ou environnementales fragilisent les habitants d’une zone géographique donnée : dans un pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique, un chef de mission par exemple, coordonne l’ensemble des opérations destinées à sécuriser les populations confrontées à une guerre, une catastrophe naturelle ou une pénurie de ressources (nourriture, eau etc) ou vulnérabilisées par des services défaillants ou inexistants : école, santé, logement.
Il assure la gestion des équipes, noue des relations avec les partenaires locaux et veille au respect des procédures et règles établies par son organisation, les bailleurs de fonds, les autorités locales et le droit international humanitaire.
Le « country director » exerce une fonction proche du chef de mission : il développe une vision stratégique et reste en lien constant avec le siège de l’association qu’il représente.
Développeur rural, coordinateur médical, responsable de la protection de l’enfance
Le développeur rural agit dans des zones isolées et cherche à améliorer les conditions de vie des habitants à travers la mise en place de projets agricoles, éducatifs ou sanitaires.
Le chargé d’éducation au développement mène des actions de sensibilisation dans les écoles, les universités ou auprès de certains décideurs et acteurs publics (collectivités territoriales etc…).
Le logisticien gère les flux de matériel, les moyens de transport, l’approvisionnement. Le chef de projet sécurité alimentaire se charge de faciliter l’accès à une nourriture saine. Le medical coordinator emergency encadre les équipes médicales dans les zones de crise. Le child protection officer protège les enfants exposés aux violences, abus ou exploitations.
Le coordinateur de terrain (field coordinator) se voit confier une tâche plus globale qui l’amène à collaborer avec tous ces professionnels : il supervise chacune des étapes d’une mission humanitaire ou de développement dont il surveille la mise en œuvre opérationnelle des projets sur le terrain, en lien avec les équipes techniques, logistiques, médicales ou sociales.
S’engager pour une organisation
Certains professionnels de l’action sociale occupent des fonctions dans les bureaux d’une OSI (organisation de solidarité internationale) : il peut s’agir d’une ONG (Organisation non-gouvernementale) ou d’une Association de Solidarité Internationale (ASI). Depuis le siège de la structure, un gestionnaire de programme suit les projets menés sur le terrain, évalue les besoins, rédige les rapports, veille au bon déroulement des opérations.
Le chargé de mission ou le « coordinateur pays » assurent la liaison entre le terrain et les décisionnaires de l’OSI. Le responsable des ressources humaines encadre les recrutements et la gestion du personnel. Le collecteur de fonds recherche des financements, organise des campagnes. Le responsable fundraising/partenariats entreprises élabore des stratégies pour développer les liens entre l’organisation et les acteurs publics ou privés (Etats, collectivités locales, fondations, entreprises, mécènes etc..).
Travailler en France
En France, le secteur de l’action sociale et l’économie sociale et solidaire (ESS) doit répondre à des besoins croissants et évolutifs. De nombreux emplois sont disponibles dans les centres communaux d’action sociale (CCAS), les services sociaux de départements ou de villes (protection de l’enfance, RSA, insertion), associations d’aides aux personnes, hôpitaux ou établissements médico-sociaux, pôles territoriaux de coopération économique et beaucoup d’autres structures.
On y trouve des conseillers d’action sociale pour accompagner des publics en difficulté, ou des agents de développement local chargés de faire émerger des projets en lien avec les collectivités territoriales.
D’autres postes d’encadrement sont proposés aux titulaires du Master Management, Solidarités et Action Sociale délivré par l’Ircom : le chef de mission ou le chef de service dirigent des équipes d’intervention. Le chargé de développement ou l’éducateur-coordinateur animent des programmes sociaux. L’encadrant technique en IAE (insertion par l’activité économique) forme et accompagne les personnes en parcours d’insertion. L’animateur de réseau de bénévoles structure l’engagement associatif.
Porter des projets sociaux et de solidarité en entreprise
En entreprise, certains diplômés deviennent responsables de développement durable. Leur tâche consiste à élaborer et/ou renforcer une stratégie RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) pour intégrer des critères environnementaux, sociaux et éthiques dans l’activité de leur employeur.
Autres pistes : certaines banques, institutions financières ou start-up Fintech recrutent des chefs de projet en microfinance pour faciliter l’entrepreneuriat des personnes aux ressources modestes. D’autres, agissant comme chargés d’entrepreneuriat social, développent des projets à fort impact social, souvent en lien avec les communautés locales ou des structures de l’ESS.
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